Face à l’incertitude liée à la crise sanitaire, la question de garder ou quitter son logement étudiant se pose de façon épineuse. Il n’y a pas de réponse toute faite, cela dépend de la situation financière de chacun et des choix de l’école en termes notamment de cours à distance.

Faut-il garder ou quitter son logement étudiant pendant la crise sanitaire ?

Vous avez pris en location un appartement à Aix-les-Bains en signant un bail étudiant et vous vous demandez comment gérer votre location dans un contexte changeant et incertain de la crise sanitaire.

Faut-il garder ou quitter son logement étudiant ?

En cas de regain de la crise qui pourrait amener à la fermeture des universités et des écoles supérieures, les étudiants sont dans l’expectative face à ce contexte changeant et incertain, notamment quant à la position à prendre par rapport à leur logement.

1. Garder le logement et payer le loyer

Si vous pouvez conserver votre logement et régler le loyer chaque mois même dans le vide, c’est certainement la solution la plus raisonnable, notamment dans les villes où le marché locatif est tendu. Reprendre la recherche d’un logement dans quelque temps avec une issue incertaine peut être plus problématique que de payer un loyer alors que l’on n’occupe pas les lieux. Un choix raisonnable en cas de grande incertitude si l’on a les moyens de le faire…

2. Négocier un loyer réduit pendant son absence

C’est une option envisageable dans tous les cas car certains propriétaires sont sensibles à la situation délicate des étudiants. Il est toujours possible de se rapprocher de son bailleur pour négocier une baisse de loyer ou un échelonnement des paiements. En situation de crise, la compassion et l’entraide peuvent parfois dépasser l’appât du gain.

3. Résilier le bail

En cas de fermeture totale de l’établissement scolaire, celui-ci peut faire le choix de donner les cours à distance pendant tout le reste l’année, compte tenu de l’organisation complexe à mettre en place et face à l’incertitude de l’évolution de la pandémie.
Dans ce cas, la rupture de bail est certainement la bonne solution. Pour autant, cela ne doit pas se faire à la légère car le préavis est d’un à trois mois selon le type de bail et la rupture doit s’envisager pour le reste de l’année scolaire.

Que faire en cas de difficulté de paiement ?

En cas de difficultés pour payer le loyer, il est préférable de prévenir le propriétaire le plus tôt possible afin de ne pas laisser la situation s’enliser. Une solution à l’amiable est toujours envisageable et préférable à une procédure.
En tant qu’étudiant, il est possible de bénéficier d’aides financières notamment en temps de crise. La mairie de la commune de résidence ou l’Adil du département pourront vous informer et vous conseiller à ce sujet. Il existe une aide de 200 € pour les étudiants et les jeunes de moins de 25 ans en situation précaire. Un site internet pour les étudiants et une ligne spécialement consacrée aux locataires en grande difficulté ont été mis en place par l’État.

Les difficultés des étudiants se répercutent sur les propriétaires

Les difficultés des étudiants se répercutent également sur les propriétaires bailleurs pour qui les revenus locatifs peuvent être essentiels afin d'assurer leur retraite et/ou pour rembourser un crédit. Beaucoup d’entre eux n’ont pas réussi à louer leur bien faute d’étudiants et se retrouvent en difficultés. Il n’est pas toujours simple de trouver des solutions qui conviennent à tous… Si un étudiant locataire se trouve en grande difficulté, il est toujours préférable de tenter de trouver une solution à l’amiable en fonction des possibilités de chacune des parties plutôt que de risquer de nombreux impayés et d’entrer dans une procédure longue, incertaine et coûteuse.

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